Sebastien BONETTI © Le Républicain Lorrain, Samedi le 02 Janvier 2010. / Briey / Actualité 
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Développer le secteur

Puisqu'elle est résolument tournée vers l'avenir, l'association du GASPL est appelée à se développer. « Quand on a besoin d'un produit, comme par exemple des volailles, et qu'un éleveur est intéressé mais ne fait pas de bio, on lui propose d'isoler certains poulets pour s'y mettre. On essaie d'inciter à changer les pratiques ou à l'installation. Des agriculteurs ont ainsi des terrains de disponibles qu'ils pourraient laisser à des jeunes motivés pour se lancer », explique le président Boris Maxant. La demande est là, les conditions sont réunies… Qui veut tenter l'aventure ?


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Groupement d'achat solidaire : un développement rapide
Plus de 150 adhérents en quelques mois d'existence : le développement du Groupement d'achat solidaire des Pays lorrains, dont les missions sont de proposer des aliments sains et locaux à de justes prix, est impressionnant. L'association rayonne dans le Pays-Haut et au-delà des frontières.

Les adhérents du GASPL, réunis ici à Villers-la-Chèvre, sont convaincus que leur association représente l'avenir dans le domaine de la production et de la consommation d'aliments. Le président rappelle d'ailleurs que « les demandes d'adhésion se multiplient. On vient de recevoir l'appel d'une jeune militante contre le nucléaire à Bure qui a souhaité offrir la carte à ses parents ».
A peine un an d'existence, et déjà tout d'une grande. L'association du Groupement d'achat solidaire des Pays lorrains (GASPL) a commencé son action à l'hiver 2008, et la distribution d'aliments « sains et produits localement » en février. Elle a donc tenu sa première assemblée générale il y a quelques jours autour du président Boris Maxant. Etat des lieux.
Le principe. Le GASPL récupère la production d'agriculteurs bio ou travaillant dans l'agriculture paysanne du secteur, c'est-à-dire implantés à moins de 40 km. Au menu : pas de pesticides, ni d'insecticides. « Pour ceux qui en utilisent encore un peu, on les accompagne et les pousse à franchir le pas. » Ensuite, fruits, légumes, lait, vins ou poulets sont amenés à la salle polyvalente de Villers-la-Chèvre, pour être distribués aux adhérents. « On achète à des prix producteurs et on revend à +15 % : c'est juste pour tous. On les propose sur un catalogue, avec une distribution tous les 15 jours, ou dans des paniers, avec une distribution toutes les semaines. » Bilan : des produits sains, peu de pollution, peu de transport etc.
Adhérents. « Il y a aujourd'hui entre 150 et 160 adhérents, et les mails ou les courriers continuent d'arriver. L'idée est que tout le monde donne un coup de main. On a besoin d'une dizaine de bénévoles les jeudis, lors des distributions, entre 13 h et 21 h. D'ailleurs, si des gens s'ennuient chez eux, ils seront les bienvenus. »
Embauches. En un an, ce qu'a réussi le GASPL est extraordinaire : un développement très rapide avec en prime l'investissement dans une camionnette et l'embauche de deux personnes. « Bertrand Guerin et Laurent Bertozzi sont en emploi aidé, un contrat d'aide à l'emploi (CAE) et un contrat d'avenir (CAV), à 26 heures par semaine. Philosophiquement, on est contre l'emploi précaire, donc on a pris l'engagement de les passer en temps plein et en contrat à durée indéterminé (CDI), avec au minimum le Smic, dès que possible. Grâce à eux deux, on aura une plus grande présence, on sera plus proches des adhérents et des producteurs. On est une association viable, et on est devenu un acteur économique du Pays-Haut, créateur d'emplois directs et indirects. Exemples : certains producteurs de fruits et légumes auraient arrêté s'ils n'avaient pas pu s'inscrire dans notre démarche ; Bertrand a aussi le projet de s'installer en fromagerie, avec nous comme relais. »
Cotisation. « Elle s'élève à 24 € par an. Pour ceux qui sont dans la difficulté (RSA, temps partiel, étudiants), c'est 12 €. On propose aussi une adhésion de soutien à 50 €. »
Avenir. Les projets ne manquent pas : la création d'un logiciel pour le passage des commandes ; l'amélioration des permanences téléphoniques ; l'ouverture de l'adhésion à tous ; des ateliers cuisine pour montrer quoi faire avec les produits ; des actions de sensibilisation dans les écoles avec des outils pédagogiques ; les contrôles renforcés des aliments, « avec nos compétences agricoles respectives » ; le renforcement des réseaux et des échanges entre les producteurs ; l'augmentation de la gamme de produits, avec peut-être des produits d'entretien ; le soutien à la création d'association pour le maintien de l'agriculture paysanne (Amap).

Sebastien BONETTI© Le Républicain Lorrain, Samedi le 02 Janvier 2010. / Briey / Actualité 
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